Sunday 20 September 2020

En juin, se préparer à se relaxer… de la tête aux pieds !

Quel nouveau regard portons-nous sur ces jours d’été à venir, destinés à devenir de futurs bons souvenirs ? Quelles nouvelles lunettes de soleil faut-il chausser pour, même si on ne change pas de lieu de villégiature, être neuf dans l’instant présent ? « Le véritable voyage ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages mais à avoir de nouveaux yeux » ( Marcel Proust). Comment se mettre en état de réceptivité, pour tout apprécier ! Les couchers de soleil somptueux, les paysages idylliques, et aussi le temps de chien qui arrive soudain, le froid de canard qui s’en mêle, les trains, en retard… tout cela pourrait, mine de rien, tout gâcher …s’il n’y avait pas en chacun de nous cette aptitude au bien-être comme, finalement, un état d’être… permanent !

New Age à tout âge

Voici un nouveau printemps qui, telle l’hirondelle, venue l’annoncer, s’envole déjà.. Les saisons défilent et on se dit souvent qu’on n’a pas le temps de se poser pour, tranquillement, devant nos yeux émerveillés de tant de changement, profiter de chaque journée. Ainsi on avance sans aucune possibilité de «  faire la route dans l’autre sens » ! On nous a depuis longtemps prévenu : « On entendra la plupart des gens dire :  » À cinquante ans je me retirerai pour prendre du bon temps, la soixantaine me verra démis de toute charge officielle.  » Mais quel gage as-tu reçu d’une vie particulièrement longue ? Qui permettra qu’elle se déroule conformément à tes plans ? Quel oubli imbécile de la condition de mortel que de repousser à la cinquantième et à la soixantième année les saines résolutions, et partant, de vouloir commencer une vie à un âge où peu de gens sont parvenus ! » (De la brièveté de la vie, Senèque). Alors «  l’ici et maintenant » c’est pour aujourd’hui ou pour demain ?

Il y a un stress avant l’été

La perte de contact avec la nature ne nous a pas pour autant rendus insensibles aux changements de saison. Ce n’est pas non plus parce que l’on ne se promène pas encore en vêtements aussi légers que la chaude brise de l’été, que notre corps n’enregistre pas le passage à un nouveau rythme. Symbole du feu et de la couleur rouge, énergie Yang vers son apogée, l’organe du cœur à l’honneur, les saveurs amères au menu alimentation, comme tel est décrit l’été par la philosophie taoïste. De quoi bouleverser nos habitudes printanières et créer parfois, en pleine journée, des petits stress qu’on ne sait à quoi attribuer. C’est le moment de tester, outre son self contrôle, ses dons de self acupuncture avec le point 7 ! Situé au niveau de la pliure du poignet, dans le prolongement du petit doigt, il sera massé avec le pouce pendant une petite minute sur quelques centimètres vers le coude. A essayer pendant un moment de tension, avant que le trop plein de stress ne gagne du terrain, comme un réflexe apaisant à glisser dans votre trousse de survie !

Comme des écoliers… fatigués

Il n’y a pas, en ce début d’été que les écoliers qui ont besoin de congés ! Et pourtant, pour certains, l’été n’est pas synonyme d’oisiveté, il va falloir continuer à travailler pendant que d’autres préparent déjà leurs belles échappées. Pas de désarroi si on est dans le premier cas, le Yoga est là !! Une pratique sans bouger pour gens maxi épuisés, ça existe ? C’est la posture du… cadavre ? Idéale quand on se sent «  mort(e) » de fatigue : position allongée, bras relâchés le long du corps, jambes écartées de la largeur des hanches, paumes de main vers le ciel, yeux fermés, sensation de s’enfoncer dans le sol, passage en revue des parties du corps des pieds à la tête et inversement jusqu’à… l’endormissement… ou juste avant si la journée n’est pas terminée !

Plein le dos…

Pas question de gâcher les vacances à venir avec un mal de dos persistant. Ce n’est pas parce que ce « mal du siècle » touche plus de 60% d’entre nous qu’on doit se soumettre à une espèce de fatalité du dos coincé ! Avant de programmer sa plus belle randonnée ou de rêver à ces jours entiers à faire la sieste sous le pin parasol, opter pour un parcours santé et ainsi dans quelques semaines afficher fièrement un dos aussi solide que léger : 1/ respiration : un dos qui fait mal ce sont souvent les muscles vertébraux qui sont au bord de la crise de nerfs! Allongé dos au sol, un petit coussin dans le milieu du dos pour soulever légèrement la cage thoracique. Mains sur le ventre. Inspirer en sentant les côtes s’écarter. Expirer en abaissant le plus lentement possible la poitrine. 2/ légère torsion : rien de tel pour défaire les nœuds ! Dos au sol, bras en croix, genoux repliés sur la poitrine. Laisser aller les jambes fléchies vers le côté droit sans forcer, tourner légèrement la tête vers la gauche. Rester quelques instants. Faire de même de l’autre côté 3/ chaleur : masser le plus possible les zones douloureuses, faire des cataplasmes d’argile, des frictions avec HE de Gaultherie, prendre des courts bains de soleil…et maintenant… mon dos ?? Un vrai cadeau !!

Se préparer à marcher

Que ce soit pour avaler en entier le Gr20 ou pour simplement déambuler du lit à la plage et de la mer au jardin, s’occuper de ses pieds à l’approche de l’été est une double mission : de santé car nos pieds ( et nos mains) contiennent la cartographie de tout notre corps avec des points réflexes très sensibles, et de beauté car rien de plus mignon que de jolis petons glissés dans des sandalettes ajourées. 1er temps : exploration en appuyant assez fort ( mais pas trop !) avec le pouce sur toutes les surfaces du pied ( plante et dessus de pied) et détecter les zones douloureuses où l’on sent comme un amas de petits grains de sable. 2eme temps : massage avec la pulpe du pouce de ces points sensibles. Tester pendant 5 à 10 mn par jour pendant une semaine. Ressentir les bienfaits et peut être la disparition de ces dépôts sablonneux. 3eme temps : pause récompense avec une friction à l’HE de lavande le soir et de romarin le matin. Le must : faire soi-même une crème pour les pieds en faisant fondre au bain marie 10 gr de cire d’abeille + 5 cuillerées à soupe huile d’olive + 5 gouttes HE menthe poivrée. Verser dans un pot et conserver au froid…. Se massant en rêvant de tous les sentiers côtiers !! 1170

Voyages sans bagages…

Si cette année n’est pas celle du grand voyage tant rêvé ni même des week end prolongés, il y a bien 1001 manières de cultiver l’âme vagabonde sans bouger partout dans le monde. Entre le voyage qui nous propulse de l’autre côté de la planète et celui qu’on fait simplement dans la tête, il y a une commune subtilité à cultiver : l’imagination ! C’est elle qui attise le désir de se projeter vers un ailleurs, de découvrir un paysage, une culture qui fait poser un regard neuf et ressentir une émotion débarrassée de ses habitudes. Un tableau dans un musée, une photo dans un livre d’art, une sculpture dans un jardin public, une image au cinéma, un documentaire sur le petit écran.. Tout est là pour, autour de soi, dans les moments où l’on doit ici et maintenant demeurer, pouvoir tout de même voyager !

Eve François & Carine Anselme