Sunday 20 September 2020

JANVIER…un mois entier pour hiberner !

Cette année serait, selon les croyances astrologiques chinoises, sous le signe du dragon d’eau. Brrr… Si nous nous placions, ici et maintenant, sous le signe du… hérisson ? Histoire de mettre en place et d’expérimenter, comme lui, un plan hibernation. Au risque de paraître paresseux, solitaire, voire peu sociable, installons dans notre maisonnée un petit nid douillet où il fera bon séjourner autant qu’on peut, autant qu’on veut, tel notre hérisson du jardin calfeutré sous un tas de feuilles et de mousse, à l’abri des envieux et du mauvais temps. Il paraît que notre piquant ami s’endort alors doucement, que son rythme cardiaque ralentit, que sa température baisse, pour ne se réveiller que très mollement une fois par semaine, et ce jusqu’au printemps. Léthargie pour lui et pour nous… douce philosophie…

Du plaisir de dormir…

L’hiver est une saison où le corps invite à se coucher plus tôt et à se lever plus tard. On a souvent plus de mal à s’extirper du lit quand il fait encore nuit, et dès l’heure du thé, on sent comme une envie de se recroqueviller. Même si les nuits sont courtes, essayons de les savourer comme d’apaisantes parenthèses. Le moment qui précède l’endormissement influe sur la qualité du sommeil. Expérimentons quelques petites techniques pour faire de nos nuits de vraies petites usines à recharger les batteries : prendre avant de se coucher un bain chaud avec 20 gouttes d’huile essentielle bio de lavande diluée dans une huile de base, ou une goutte en friction légère sur le plexus solaire, puis une fois au lit, faire mentalement une «  check-list » des évènements de la journée, du soir vers le matin, comme pour faire la paix avec tout ce qui s’est passé, comme avec soi-même…

Comme on fait son lit…

…On se couche et, on dort bien ou mal. Le bien-être d’une nuit de sommeil dépend non seulement de notre mental, apaisé, mais aussi du lit, ce nid où il sera bon de relâcher toutes les tensions pour un beau moment de relaxation. Comme on est en hiver et qu’on ne vit ni dans la jungle ni dans les arbres, on remplacera le lit de fougères ou le nid de brindilles par un confortable matelas composé de matières toute aussi naturelles (laine, coton, latex), recouvert de soyeux draps en coton bio, et de couette, couverture, plaid à volonté !

Destination «  relaxation »

On peut faire comme certains oiseaux, partir dès les premiers frimas, vers les pays chauds. On en revient souvent détendu, parfois déphasé. Qu’il serait bon de pouvoir se relaxer sans avoir à bouger, sans avoir même à y penser ! Car se dire qu’il « faut » se détendre c’est déjà donner des ordres à un corps et un mental qui ne demandent qu’une chose : qu’on les laisse, un moment, même quelques petites minutes, souffler ! Ce verbe vient du latin sufflare qui signifie «  souffler avec la bouche ». La prochaine fois, au cours de la journée, que vous aurez envie de «  souffler », pensez à expirer le plus finement et le plus longtemps possible avec la bouche légèrement ouverte. Et ne pensez à rien d’autre que cela. Avec un peu d’imagination, cela peut faire autant d’effet qu’une douce brise des caraïbes…

Je sieste, tu siestes, nous siestons

Si on ne peut, bien que la saison s’y prête, ni se coucher tôt, ni se lever tard, il est peut-être une pause à s’inventer en fin de semaine hivernale, douillettement chez soi, et qui s’appelle la sieste. Que ce soit au creux d’un canapé ou au fond d’un lit, la sieste de l’après-midi est comme un sommeil d’enfant. Totalement débranché du monde environnant. Totalement revigorant. Alors si siester c’est aussi pendant un peu moins d’une heure, jouer à faire le bébé, pas d’hésitation, c’est une posologie à renouveler sans modération !

Adieu aux narines bouchées

On éternue, on parle le nez bouché, on ne se déplace pas sans une boîte de mouchoirs à portée de narines. Mais n’attrape pas un rhume qui veut ! Il faut au moins deux conditions : une rencontre avec un virus et un nez qui se laisse faire. Les techniques de respiration équilibrante font partie de la panoplie « prévention & défense immunitaire ». Pas besoin d’aller chez le pharmacien, on a tout sur nous et on peut le pratiquer un peu partout. Un essai avec nadishodana ( = purifier, nettoyer en sanskrit), une pratique de respiration alternée : plier le bras droit et placer le pouce sur le narine droite, l’index et le majeur entre les sourcils, l’annulaire et l’auriculaire sur la narine gauche. Bloquer la narine droite et faire 5 respirations par la narine gauche, puis bloquer la narine gauche et faire 5 respirations par la narine droite. Dégager la main et le bras, faire 5 respirations par les 2 narines. Répéter autant qu’on veut, mais avant d’avoir le nez complètement obstrué !

Laisser infuser les idées…

Si on ne laisse pas une plante infuse le temps nécessaire, c’est ou trop fade ou trop fort. Avec les idées, c’est à peu près le même principe. Une idée pas assez élaborée meurt souvent avant d’être née, une idée qui stagne sur le papier reste un projet inachevé. L’hiver de janvier pourrait être, avec un peu de bonne volonté, à quelques heures de la journée, un temps de mise en disponibilité, un moment où on laisse filer toutes nos idées dans les tiroirs de notre mémoire. Un temps de jachère déclarée et savourée pour préparer, sans effort, notre terre intérieure à une nouvelle et belle fertilité.

Ambiance cocooning

C’est bien gentil de lire ou de s’entendre dire qu’en cette saison il est bon de cocooner, quand on a un agenda saturé et qu’on est prêt à culpabiliser dès qu’il s’agit de prévoir de s’occuper de soi ! Voici donc une pratique de relaxation profonde idéale pour ces complexés du bien-être que nous sommes parfois. Idéale parce que totalement invisible, à l’abri des regards réprobateurs ou envieux : le sourire intérieur ! A pratiquer dans tous les moments d’attente de la journée, entre deux rendez-vous, dans les transports, au guichet de la poste…il s’agit tout simplement de porter un regard intérieur sur… nos organes, comme des yeux baladeurs à l’intérieur de notre corps qui se poseraient sur notre cœur, notre foie, nos poumons et qui leur souriraient comme on sourirait à un enfant. Avec une chaleureuse bienveillance pour la vie qu’ils portent en eux et dont ils nous font profiter à chaque seconde de notre propre existence. Ça ne coûte rien d’essayer et ça peut rapporter un plein d’énergie là où on se croyait en pleine apathie !

Encore un peu d’eau chaude

On ne va pas quitter ce mois de janvier avec ses matinales gelées et ses glaciales fins de journée sans réchauffer notre corps du mieux qu’on peut et avec ce qu’on a chez soi : un gommage avec un mélange de flocons d’avoine mixés et un peu d’huile de base ( même une huile de table bio) puis une douche très chaude, ou un bon bain avec une poignée de gros sel + 3 cuill. de miel + 1 litre de lait végétal + 5 gttes d’huile essentielle eucalyptus globulus et lavande. De quoi nous aider à résister aux autres gelées de… février !

Carine Anselme & Eve François
www.culturebienetre.com