Sunday 20 September 2020

Que la fête soit dans toutes les têtes !

Nous avons toute la vie pour nous amuser !

C’est ce que nous chante le métèque-poète, Georges Moustaki qui nous prédit aussi«  toute la mort pour nous reposer » ! Fêtes des lumières, thanksgiving, fête de la musique, des pères, des mères, de la Saint Jean, de Saint Nicolas, de Stefano ou de tous les saints, fête du travail, de la libération, nouvel an chinois, fête du printemps au Vietnam, de la marche sur le feu de l’île Maurice, mardi-gras, chandeleur, fête des singes en Thaïlande, fête du milieu de l’hiver en Islande, fête du maïs en équateur, de la migration de gnous au Kenya, Easter Parade de New-York, et puis aussi… l’anniversaire du grand-père ou du petit frère, les fêtes sacrées des cultures religieuses, les «pots » de départ et les festins de retrouvailles, les vingt ans de mariage des parents, les diplômes qu’on arrose, les petits qu’on bénit, les crémaillères, les vendanges et le beaujolais, le 14 juillet, le 31 décembre…

Que « la fête oscille toujours entre deux pôles, la cérémonie ou le divertissement » (Durkheim), elle est toujours un prétexte pour arrêter le temps et créer une rupture avec le quotidien. Alors continuer à privilégier ces moments suspendus où, ensemble, on se sent bien, c’est une belle manière d’adhérer à l’idée que sur ce long fleuve pas tranquille de la vie, il y a des îlots de joie collective où tous nos maux disparaissent dans un bel étourdissement !

De sacrés livres

La Bible, chrétienne, la Torah, juive, le Coran, musulman, le Tripitaka, bouddhiste, les Upanishad, hindouistes, le Tao-tö king, taoiste, le Kojiki, shintoiste….tous ces mots, compilés en des temps ancestraux aux quatre coins de la planète, comme autant de «  lumières qui proviennent d’un seul soleil » (Jalâl al-Dîn Rûmî). Et si en ce mois de décembre, on se composait un petit texte à soi, comme une étincelle de lumière intérieure, prête, à tout moment, à illuminer les pensées de la journée, souvent stressées,et les idées du soir, parfois un peu noires. Comme un morceau choisi, un doux refrain, avec des lettres qu’on accrocherait à notre cœur comme un collier porte-bonheur. Des mots simples ou compliqués, avec des verbes ou des adverbes, des points d’interrogation ou des parenthèses. S’écrire, comme quelque chose d’infiniment intime à se dire.

Des arbres et des hommes

La fête dans toutes les têtes«  Si vous établissez un rapport avec lui ( l’arbre), vous êtes en rapport avec l’humanité. Vous devenez responsable de cet arbre et de tous les arbres du monde. Si vous n’êtes pas en relation avec les êtres vivants de la terre, vous risquez de perdre votre rapport à l’humanité, aux êtres humains », ainsi s’explique de manière très concrète Krishnamurti, ce philosophe indien qui nous exhorte à nous libérer de nos conditionnements pour tenter de regarder la nature qui nous entoure avec des yeux « neufs », sans interpréter, comparer, évaluer, juger. Alors on devient ce jeune arbrisseau qui se laisse griser par la brise, ou ce vieux chêne, solidement enraciné. Amusant de penser à cette vision du monde lorsqu’il est en cette saison, question d’acheter –ou pas – le sapin de noël…

Se préparer à la nouvelle année ?

Tout ce temps qui passe si vite…déjà la fin de l’année et nombreux sont ceux et celles qui ont l’impression qu’elle vient à peine de commencer. Si demain est toujours un futur qui se presse de devenir un passé qui finira par être lointain, comment faire pour que le présent ne nous échappe pas pour autant ? on peut passer son temps à philosopher ou, plus pragmatique, feuilleter l’agenda de cette année presque terminée. Que finira-t-on par garder dans la mémoire du passé et qu’aurons-nous envie de voir se renouveler ? Comme une liste de noël dans le temps décalé, s’amuser à noter sur une échelle de 1 à 10 les petits bonheurs et les grands bien-être. Et s’il n’y en a eu qu’un, le découper pour le coller bien en vue, dans le prochain agenda, comme aide mémoire de la futur année !

Eve François & Carine Anselme
www.culturebienetre.com